07 octobre 2026
13 minutes

La transition numérique franchit une étape décisive pour l’ensemble du tissu économique français. Au cœur des discussions comptables, juridiques et managériales, une question fondamentale revient systématiquement : qui est concerné par la facturation électronique ? 

Longtemps perçue comme un simple projet administratif réservé aux marchés publics, la transition vers le numérique devient une réalité incontournable pour le secteur privé. Cette réforme fiscale majeure portée par l’administration vise à moderniser les échanges commerciaux, réduire les délais de paiement et lutter contre la fraude à la TVA. Cependant, face aux subtilités juridiques, aux acronymes techniques et au calendrier progressif, de nombreux dirigeants d’entreprise, commerçants, artisans et indépendants se demandent encore quel rôle ils doivent jouer et à quel moment ils devront s’y conformer.

Pour répondre précisément à la question « qui est concerné par la facturation électronique ? », cet article passe au crible les obligations légales, les statuts d’entreprises assujetties, le calendrier de déploiement officiel, ainsi que les solutions logicielles professionnelles.

qui est concerne par la facturation electronique

Qu’est-ce que la facturation électronique (e-invoicing) ?

Avant de définir qui est concerné par la facturation électronique, il convient de préciser la nature exacte de cette obligation légale. 

Contrairement à une idée reçue très répandue, une facture électronique n’est pas un simple document bureautique envoyé par e-mail au format PDF non structuré. Au sens de l’ordonnance fiscale, une facture dématérialisée répond à un format normé, intégrant des métadonnées lisibles par machine (de type Factur-X, UBL ou CII). Ces données doivent être transmises de manière sécurisée et infalsifiable d’un émetteur vers son client, sans rupture de chaine technique. 

Le dispositif national s’articule autour de deux piliers distincts mais complémentaires :

L’e-invoicing (facturation électronique obligatoire) :

l’échange de factures dématérialisées entre assujettis à la taxe dans le cadre d’échanges interentreprises nationaux (B2B domestique).

L’e-reporting (transmission des données de transaction) :

la transmission dématérialisée à l’administration fiscale des informations de ventes et de transactions qui n’entrent pas dans le cadre strict de l’e-invoicing, notamment les ventes aux particuliers (B2C) et les opérations internationales ou intracommunautaires.

 

Ainsi l’écosystème repose sur des flux stricts où chaque opération transite soit par le portail public de facturation (PPF), soit par une plateforme de dématérialisation partenaire (agréée ou immatriculée sous le statut PDP), permettant une centralisation des informations auprès des services des impôts.

 

Qui est concerné par la facturation électronique ? Statuts, secteurs et tailles d’entreprises

Pour comprendre concrètement qui est concerné par la facturation électronique, la règle de base est particulièrement directe : toutes les entreprises établies en France qui sont assujetties à la TVA sont concernées. 

Que votre structure réalise des millions d’euros de chiffre d’affaires ou qu’elle démarre tout juste, dès lors que vous exercez une activité économique indépendante soumise à la TVA, vous êtes sous le coup de la législation.

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La taille de la structure n’est pas un critère d’exclusion

Peu importe la taille de votre société, personne n’y échappe :

Grandes entreprises et ETI (entreprises de taille intermédiaire).

PME (petites et moyennes entreprises).

TPE (très petites entreprises).

Micro-entreprise et auto-entrepreneurs : c’est souvent un point d’incompréhension. Bien que les micro-entrepreneurs bénéficient généralement de la franchise en base de TVA (ils ne la facturent pas), ils restent légalement considérés comme des assujettis non redevables. À ce titre, ils entrent pleinement dans le périmètre légal pour la réception de leurs factures d’achats professionnels et le e-reporting de leurs prestations.

Les formes juridiques assujetties

Toutes les structures de droit commercial ou civil sont visées : 

Sociétés commerciales de capitaux : SAS, SASU, SARL, EURL, SA. 

Sociétés de personnes et forme civile : SCI (Société Civile Immobilière soumise à la TVA), SCP, SCM.

Entreprises individuelles (EI) et professions libérales réglementées ou non.

Les secteurs d’activités : commerces, services et industrie

Le champ couvre la quasi-totalité des secteurs économiques : 

Commerce de détail et de gros : magasins, boutiques, épiceries, cavistes.

Artisanat et métiers de bouche : boulangeries, boucheries, traiteurs, réparateurs.

Restauration, cafés, bars et hôtellerie.

prestations de services et activités tertiaires.

BTP et industrie.

Si vous vous demandez encore qui est concerné par la facturation électronique au sein de votre écosystème de fournisseurs et de partenaires, la réponse est simple : l’intégralité de vos interlocuteurs professionnels immatriculés en France. 

Quelles sont les rares exceptions ?

Certaines activités sont expressément exonérées de TVA par le Code général des impôts (art. 261 à 261 E) et ne tombent donc pas sous le coup de l’e-invoicing :

Les prestations médicales et de santé (médecins, chirurgiens-dentistes, infirmiers).

Les opérations d’assurance et de réassurance. 

Les activités bancaires financières.

Les prestations d’enseignement et de formation professionnelle continue sous conditions.

Les associations loi 1901 pour leurs activités non lucratives.

Néanmoins, même pour ces entités exonérées, dès lors qu’elles réalisent des achats auprès d’entreprises assujetties, elles devront être en mesure de recevoir des factures dématérialisées.

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Calendrier officiel : à partir de quand la réforme devient-elle obligatoire ?

Le législateur a défini un calendrier progressif d’application étalé dans le temps afin de laisser à chaque structure le temps nécessaire pour adapter ses outils et son organisation.

Deux échéances calendaires majeures fixent l’obligation d’émission et de réception :

Depuis le 1ᵉʳ septembre 2026, ont pour obligation d’émission :

Les grandes entreprises ainsi que les entreprises de taille intermédiaire. 

Au 1ᵉʳ septembre 2026 toujours, l’obligation de réception cette fois-ci concerne : 

TOUTES les entreprises (grandes entreprises, ETI, PME, TPE, micro-entrepreneurs).

Au 1ᵉʳ septembre 2027 :

 L’obligation d’émission sera donc élargie aux petites et moyennes entreprises (PME), très petites entreprises (TPE), micro-entreprises et indépendants. Quant à l’obligation de réception, elle est déjà applicable à tous.

La réception obligatoire dès septembre 2026 : un point de vigilance absolu

Beaucoup de petites structures pensent à tort être tranquilles jusqu’en septembre 2027. C’est une grave erreur. Depuis le 1ᵉʳ septembre 2026, chaque entreprise, y compris le plus petit commerce de proximité ou l’artisan individuel, aura l’obligation légale de pouvoir recevoir des factures électroniques émises par ses grands fournisseurs (opérateurs de télécommunications, énergies, distributeurs, etc.).

Vous devez impérativement disposer, dès cette date, d’un point de contact numérique raccordé à l’annuaire central de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) par l’intermédiaire d’une plateforme officielle ou d’un logiciel de gestion adapté.

Formats normalisés, données obligatoires et cycle de vie de la facture

Pour aller au-delà de la simple identification de qui est concerné par la facturation électronique, il est crucial d’en maîtriser les rouages techniques. La nouvelle réglementation ne tolère plus les documents papiers ni les fichiers scannés informels.

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Les formats autorisés (le socle du format mixte factur-X) 

Une facture électronique doit respecter des normes strictes de structuration et de données :

  • Factur-X : format hybride franco-allemand combinant un fichier lisible par l’œil humain (format PDF/A-3) et un fichier structuré XML contenant toutes les métadonnées de facturation.
  • UBL (Universal Business Language) et CII (Cross Industry Invoice) : formats purement XML, directement interprétables par les progiciels de gestion intégrés (ERP).

Les nouvelles mentions obligatoires 

Pour être recevable sur une plateforme, chaque facture doit comporter des mentions légales enrichies :

  • Le numéro de SIREN complet du vendeur et de l’acheteur.
  • L’adresse de livraison des biens si elle diffère de l’adresse de facturation.
  • La distinction explicite de la nature des opérations : livraison de bien, prestation de services ou opération mixte. 
  • L’option pour le paiement de la taxe d’après les débits, le cas échéant.
  • Le code d’identification fiscale et la ventilation précise des taux de taxe.

Le suivi dynamique du cycle de vie 

La réforme introduit le suivi en direct des statuts de la facture entre l’émetteur, le destinataire et l’administration fiscale :

  • Dépôt et acheminement du document.
  • Réception et vérification par le destinataire.
  • Approbation ou refus motivé (litige commercial ou anomalie de prix)
  • Paiement effectif : cette étape est fondamentale car elle détermine pour l’administration la date exacte d’exigibilité de la taxe sur la valeur ajoutée pour les prestations de services.

Obligations légales, e-reporting et sanction en cas de non-respect

Savoir qui est concerné par la facturation électronique implique également de maîtriser le contenu des exigences réglementaires pour se prémunir contre tout risque de redressement ou sanction administrative.

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L’e-reporting : la déclaration des transactions au particulier et à l’international

Pour les entreprises dont l’activité principale s’adresse au consommateur final (B2C), comme les commerçants de détail ou les restaurateurs, la facturation électronique interentreprise ne s’applique pas aux tickets de caisse. En revanche, l’obligation d’e-reporting prend le relais. 

Vous devez transmettre périodiquement à l’administration le montant de vos ventes, le taux et le volume de taxe collectée, ainsi que les données relatives au paiement et aux encaissements. Cette transmission s’effectue automatiquement si votre logiciel de caisse et de facturation est configuré pour communiquer avec des plateformes accréditées.

Quelles sont les sanctions encourues ? 

Le non-respect de ces dispositions expose l’entreprise à des pénalités financières rigoureusement encadrées par la loi :

  • Défaut de facturation sous forme électronique (e-invoicing) : une amende forfaitaire de 15€ par facture non émise au bon format, plafonnée à 15 000€ par année civile. 
  • Défaut d’e-reporting : une amende de 250 € par transmission omise ou non conforme, également plafonnée à 15 000 € par an.
  • Refus de transmission récurrent : risque de rejet de comptabilité lors d’un contrôle fiscal et perte des droits de déduction de TVA sur les pièces irrégulières.

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Les impacts concrets sur les processus et les outils de gestion

L’entrée en vigueur de la nouvelle législation modifie en profondeur le quotidien des services administratifs, des équipes de vente et des cabinets d’experts-comptables.

Cette transition impose de revoir l’ensemble du cycle de vente :

  • La qualité des données de facturation : chaque facture doit désormais comporter obligatoirement des mentions précises telles que le code SIREN du client, le lieu de livraison des biens, l’option pour le paiement de la taxe d’après les débits, et la nature exacte de l’opération (livraison de biens ou de prestation de services).
  • La fin du traitement papier du simple PDF transmis par e-mail : les factures d’achats ne pourront plus être égarées dans des boîtes de messagerie ou sur des classeurs physiques. Tout est centralisé sur des plateformes sécurisées. 
  • Le rapprochement bancaire et le suivi du paiement : le cycle de vie de la facture (déposée, approuvée, rejetée, payée) doit être mis à jour en temps réel et communiqué à l’administration pour suivre l’exigibilité de la taxe.
  • La collaboration renforcée avec le tiers comptable : l’expert-comptable dispose d’un accès direct aux flux normalisés, ce qui réduit considérablement les temps de saisie manuelle et les écritures d’ajustement.

Comment se préparer et quelles solutions adopter ? L’accompagnement DGsys

Identifier qui est concerné par la facturation électronique constitue la première phase : mettre en place des solutions opérationnelles constitue la seconde. Pour éviter les précipitations de dernière minute, les professionnels doivent auditer leurs outils actuels dès maintenant. 

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Le rôle central d’un logiciel certifié et évolutif

Pour répondre aux exigences de la réglementation, votre système d’encaissement et de facturation doit être parfaitement interopérable avec l’écosystème fiscal. C’est ici que les outils et solutions d’encaissement DGsys prennent tout leur sens.

Éditeur et intégrateur reconnu de systèmes d’encaissement et de gestion commerciale depuis de nombreuses années, DGsys accompagne commerçants indépendants, artisans, restaurateurs, TPE et PME face aux mutations réglementaires.

Les atouts des solutions DGsys pour la conformité : 

  • Un logiciel de caisse certifié NF525 : avec Atout Caisse, DGsys garantit l’inaltérabilité, la sécurisation, la conservation et l’archivage légal de vos opérations de vente et d’encaissement, conformément à la loi anti-fraude à la TVA.
  • Génération automatique de devis et factures conformes : personnalisation avancée, insertion automatique des mentions obligatoires (SIRET, taux de TVA, pénalité de retard) et transformation d’un devis en facture en un clic pour éliminer toute erreur de saisie.
  • Préparation intégrée pour les échéances réglementaires : les modules DGsys sont conçus pour s’adapter nativement aux protocoles de dématérialisation et faciliter l’e-reporting automatique des clôtures de caisse ainsi que l’interconnexion avec la plateforme de facturation. 
  • Matériel professionnel complet : caisses tactiles, balances connectées poids-prix pour commerce de bouche, terminaux de paiement et monnayeurs automatiques assurant une traçabilité rigoureuse de chaque encaissement.

En vous équipant avec des outils pérennes développés par DGsys, vous transformez une obligation légale en un véritable levier de modernisation : automatisation des relances, suivi du compte client en temps réel, gain de productivité et sérénité absolue en cas de contrôle de l’administration.

Ne prenez pas de retard et restez en conformité. 

Désormais, la réponse à la question « Qui est concerné par la facturation électronique ? » ne fait plus aucun doute : l’ensemble des acteurs économiques français est engagé dans cette transition. 

Attendre les dernières échéances de 2026 ou 2027 pour s’adapter constitue une prise de risque inutile face aux pénalités financières et aux perturbations d’activité. En auditant vos processus dès à présent et en vous appuyant sur l’expertise et les outils DGsys, vous assurez une transition fluide, sécurisez vos relations d’affaires et dotez votre point de vente des technologies les plus performantes du marché.

Car Grâce à des systèmes d’encaissement performants, du matériel de point de vente robuste et le logiciel Atout Caisse certifié NF525, vous bénéficiez d’une réponse clé en main adaptée à votre secteur d’activité. Vous sécurisez la traçabilité de chaque vente, garantissant la conformité de vos devis et factures, et assurez une interconnexion fluide avec les plateformes de dématérialisation partenaires et le portail public.

Questions fréquentes

Trouvez ici les réponses à vos interrogations les plus courantes sur nos témoignages.

Notre objectif est de vous fournir toutes les informations nécessaires pour faire le meilleur choix. Si votre question ne figure pas dans la liste, notre équipe est à votre disposition.

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Qui est concerné par la facturation électronique en France ? 

Toutes les entreprises assujetties à la TVA établies en France sont concernées par la facturation électronique. Sont visés les micro-entrepreneurs, les indépendants, les artisans, les commerçants de détail, les professions libérales, ainsi que toutes les TPE, PME, ETI et grandes entreprises, quelles que soient leurs formes juridiques (SARL, SAS, EURL, SCI à la TVA, etc.).

À partir de quand la facturation électronique devient-elle obligatoire pour mon entreprise ? 

L’obligation de réception s’applique à toutes les entreprises françaises dès le 1ᵉʳ septembre 2026, tandis que les PME, TPE, micro-entreprises et artisans devront obligatoirement émettre leurs factures sous format dématérialisé à partir du 1ᵉʳ septembre 2027.

Une micro-entreprise non redevable de TVA est-elle concernée ?

Oui. Même si un auto-entrepreneur bénéficie de la franchise en base de TVA et ne facture pas de taxe, il est considéré légalement comme un assujetti non redevable. Il a donc l’obligation d’être en mesure de recevoir les factures électroniques de ses fournisseurs dès septembre 2026, puis d’émettre selon les normes à compter de septembre 2027.

Quelle est la différence entre e-invoicing et e-reporting ?

L’e-invoicing désigne l’émission et la réception de factures électroniques entre deux entreprises assujetties établies en France (B2B domestique). L’e-reporting désigne la transmission périodique à l’administration fiscale des données de ventes et d’encaissements réalisées auprès de particuliers (B2C) ou de clients internationaux, là où aucune facture électronique B2B n’est émise.

Un simple fichier PDF envoyé par mail reste-il valable ?

Non. Le simple envoi d’un fichier PDF par courriel ne constitue plus une facture électronique conforme au regard de la réforme. Les factures doivent obligatoirement être produites dans un format structuré ou hybride (comme Factur-X) et être acheminées via une plateforme agréée (PDP) ou le portail public (PPF).

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DGsys vous accompagne avec une solution d’encaissement fiable, simple à utiliser et pensée pour les contraintes réelles de la boulangerie-pâtisserie.